Livraison, click-and-collect, e-commerce : que peut-on payer en titres-restaurant ?

Andreia De Sousa Fernandes
Andreia De Sousa Fernandes
Cheffe de projet marketing digital
14 min
1 juillet 2026
Note de l'article
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Sur fond jaune, une photo d'une main tendue tenant un smartphone pour payer, face à une employée de café
L’essentiel à retenir
  • Les titres-restaurant sont encadrés par la loi : plafond de 25€ par jour, dépenses alimentaires uniquement et usage élargi à tous les produits alimentaires jusqu’au 31 décembre 2026.
  • Le modèle actuel repose sur un réseau fermé de commerçants affiliés : environ 243 000 commerces agréés pour plus de 5,5 millions de salariés, ce qui exclut de fait une grande partie des acteurs alimentaires (marchés, producteurs locaux, petite distribution, etc.).
  • Avec un fournisseur classique, on peut payer en titres-restaurant dans des restaurants, boulangeries et grandes enseignes, mais rarement chez les maraîchers, producteurs locaux, épiceries vrac ou petites épiceries de quartier.
  • Olenbee inverse la logique : les commerces n’ont plus à rejoindre un réseau spécifique et tous les restaurateurs et commerçants deviennent éligibles aux titres-restaurant. Le salarié paie partout avec sa carte bancaire personnelle, l’application identifie automatiquement les dépenses alimentaires éligibles (dans le cadre légal), les salarié(e)s valident en un clic et sont remboursés.

 

Les habitudes alimentaires des salariés Français ne se résument plus à la boulangerie du quartier ou à la brasserie du coin. Entre les marchés de producteurs, les drives des grandes enseignes, les épiceries vrac, la livraison et le click-and-collect, les lieux où l’on fait ses courses ou où l’on déjeune se sont multipliés.

Les titres-restaurant, eux, restent attachés à un réseau d’acceptation limités fondé sur un modèle historique qui n’a pas su évoluer en même temps que les habitudes des salariés. En conséquence, les salariés bénéficient d’un droit qu’ils ne peuvent pas toujours exercer là où ils s’alimentent réellement.

Entre cadre légal, réseau d’acceptation verrouillé et nouveaux modes de consommation, une question simple se pose : où les titres-restaurant accompagnent-ils vraiment les salariés, et où s’arrêtent-ils encore au seuil de la porte ?

C’est en regardant de près les lieux où l’on s’alimente que l’on comprend aussi comment des solutions comme Olenbee peuvent redonner de la liberté d’usage sans sortir des rails de la réglementation.

 

Le modèle actuel : un réseau fermé de commerces affiliés

Ce que dit la loi : plafond, produits alimentaires, dérogation jusqu’en 2026

Le titre-restaurant permet au salarié de prendre en charge tout ou partie de son repas lorsqu’il n’a pas accès à une cantine ou un restaurant d’entreprise.

Quelques règles structurantes s’appliquent, quel que soit le support :

  • Un plafond de 25€ par jour d’utilisation, tous supports confondus
  • Une utilisation dédiée aux dépenses alimentaires : aliments immédiatement consommables ou servant à la préparation du repas (plats préparés, sandwichs, fruits, légumes, produits laitiers, etc.) jusqu’au 31 décembre 2026.
  • Une distribution par jour effectif travaillé, et une utilisation du lundi au samedi (sauf exceptions par autorisation de l’employeur pour les salarié(e)s travaillant le dimanche)

Depuis 2022, une dérogation permet d’utiliser les titres-restaurant pour tous les produits alimentaires, y compris ceux qui ne sont pas immédiatement consommables (pâtes, farine, huile, conserves…). Cette mesure a été prolongée jusqu’au 31 décembre 2026 par la loi n° 2025-56 du 21 janvier 2025.

 

Un réseau d’acceptation limité aux commerces affiliés

Sur le papier, le salarié peut payer son repas dans :

  • Des restaurants et commerces alimentaires assimilés
  • Des commerces de bouche
  • Des détaillants de fruits et légumes

Mais avec le modèle de titres-restaurant classique, il ne peut le faire que dans des établissements affiliés au dispositif des titres-restaurant, via la CNTR (Commission Nationale des Titres-Restaurant) et les fournisseurs de titres-restaurant.

 

Bon à savoir

Avec la solution de titres-restaurant d'Olenbee, les commerçants n'ont pas besoin de s'affilier à la CNTR :

Ils encaissent simplement des paiements par carte bancaire comme d'habitude, et Olenbee applique ensuite la règlementation des titres-restaurants pour identifier et proposer directement au salarié (et non plus au commerçant) le remboursement des dépenses éligibles.

 

Environ 243 000 commerçants sont agréés à la CNTR. Selon certains acteurs spécialisés, cela représente moins de la moitié des commerces alimentaires en France, les autres n’étant pas affiliés, notamment à cause de la complexité et du coût (commission souvent autour de 5% et pouvant atteindre 10% selon les cas).

En pratique, c’est donc un réseau fermé : seuls les commerces qui se sont affiliés et dont l’activité est reconnue comme « assimilée restaurateur » peuvent accepter les titres-restaurant.

 

Pour les salariés : un droit encadré… mais pas toujours simple à utiliser

Pour le salarié, cela donne une expérience très contrastée :

  • Chez une grande enseigne ou un restaurant de chaîne, les titres-restaurant sont souvent acceptés
  • Chez un maraîcher, un producteur local, une petite épicerie vrac ou un food-truck, ils ne le sont que très rarement, faute d’affiliation
  • Dans les drives des grandes enseignes, les titres-restaurant ne sont pas acceptés
  • Sur certains sites ou plateformes, l’acceptation dépend de partenariats spécifiques entre la plateforme et le fournisseur de titres-restaurant

Résultat : les titres-restaurant selon le modèle classique suivent mal la diversité des lieux où les Français s’alimentent aujourd’hui.

 

Où les Français s’alimentent vraiment… et ce que les titres-restaurant permettent aujourd’hui

Restaurants, cafés et boulangeries de quartier

C’est le terrain « historique » des titres-restaurant : brasseries, restaurants, cafés, boulangeries, sandwicheries, traiteurs… ils sont étroitement liés au modèle traditionnel.

Avec un fournisseur classique :

  • On peut généralement payer en titres-restaurant dans les restaurants et boulangeries de quartier qui ont pris le temps de s’affilier
  • On ne peut pas payer dans l’établissement voisin qui n’a pas souhaité ou pu rejoindre le réseau, par manque de temps, de volume ou à cause des commissions

Pour le salarié, ce n’est pas toujours lisible : deux enseignes identiques en apparence peuvent avoir un comportement différent vis-à-vis des titres-restaurant.

 

Supermarchés, hypermarchés et drive

Les titres-restaurant peuvent être utilisés dans les commerces de distribution alimentaire, y compris les supermarchés et hypermarchés affiliés, pour des produits alimentaires entrant dans le cadre légal.

Avec un fournisseur classique payer ses courses alimentaires en magasin avec ses titres-restaurant est assez courant, mais ce n’est pas homogène selon les enseignes. En revanche, il n’est pas possible de régler ses achats de drive en titres-restaurant avec le modèle traditionnel.

Dans tous les cas, le salarié reste soumis au plafond de 25€ par jour et à l’exclusion de certains produits présents en grandes surfaces.

 

Marchés, maraîchers, producteurs locaux et AMAP

Les marchés et circuits courts (maraîchers, producteurs locaux, AMAP, fermes, etc.) représentent une part croissante de l’alimentation des ménages. Pourtant, ils sont très peu présents dans le réseau titres-restaurant classique.

En théorie :

  • Un maraîcher ou un producteur local pourrait demander une affiliation et accepter les titres-restaurant s’il remplit les conditions fixées par la CNTR pour les commerces alimentaires.

En pratique :

  • L’affiliation nécessite des démarches et un suivi administratif
  • Les commissions prélevées peuvent être dissuasives pour des structures à faible marge ou faible volume

En réalité avec un fournisseur classique, on ne peut quasiment jamais payer avec ses titres-restaurant au marché ou chez son producteur local, alors même qu’il s’agit d’achats alimentaires exemplaires.

 

Commerces de bouche, épiceries fines et magasins vrac

Boucheries, fromageries, cavistes, épiceries fines, magasins vrac… sont potentiellement éligibles au dispositif à condition de respecter les critères d’activité et d’obtenir l’assimilation à restaurateur ou commerce alimentaire.

Avec un fournisseur classique :

  • Certains commerces de bouche « installés » acceptent les titres-restaurant (souvent dans les quartiers très fréquentés) ;
  • Les commerces plus petits, indépendants ou spécialisés (épiceries vrac, petites épiceries fines, cavistes qui vendent aussi des produits alimentaires) sont, eux, souvent hors réseau, faute de temps pour gérer les démarches ou par crainte des commissions, alors même qu’ils pourraient attirer une part importante du budget repas des salariés du quartier.

Pour le salarié, cela se traduit par une frontière invisible : même pour des achats 100% alimentaires, l’accès aux titres-restaurant dépend du choix du commerçant de rejoindre (ou non) le réseau. Et encore faut-il que ce soit leur réseau.

 

Bon à savoir

Le réseau d'affiliation n'est pas identique d'un fournisseur de titres-restaurant à l'autre : un commerce peut accepter les titres-restaurant d'un des fournisseurs traditionnels, mais pas ceux d'un autre, selon les accords signés.

 

Livraison et click-and-collect : un usage qui reste contraint

Côté livraison et click-and-collect, deux grandes situations :

  • La commande directe auprès du restaurant ou du commerce, qui peut accepter les titres-restaurant si son système de paiement les prend en charge (sur place, à emporter, en click-and-collect)
  • La commande via plateformes de livraison, où l’acceptation dépend des partenariats entre la plateforme et certains fournisseurs de titres-restaurant, et reste limitée aux restaurants et commerces affiliés.

On peut donc, avec un fournisseur classique, payer certaines livraisons de repas… mais pas toutes et rarement chez les petits acteurs locaux.

 

Avec Olenbee, les titres-restaurant suivent toutes les habitudes alimentaires

Payer avec sa carte bancaire personnelle, laisser l’appli identifier les achats alimentaires

Olenbee part d’un principe simple : ne plus imposer au salarié un moyen de paiement dédié pour ses titres-restaurant.

Le/la salarié(e) :

  • Utilise sa carte bancaire personnelle pour toutes ses dépenses alimentaires (restaurant, supermarché, drive, marché, épicerie, etc.)
  • Voit ses dépenses remonter automatiquement dans l’application Olenbee, grâce à une connexion bancaire sécurisée (via Linxo, filiale du Crédit Agricole, agréé par la Banque de France)
  • N’a plus qu’à choisir les dépenses éligibles qu’il/elle souhaite se faire rembourser dans son application.

Les montants validés sont ensuite remboursés via un virement instantané sur le compte bancaire rattaché. Pour le commerçant, le paiement est transparent, il encaisse un paiement classique en CB, il n’a aucune manipulation spécifique à prévoir.

 

Marché, drive, restaurant : un même réflexe de paiement

Concrètement, cela change la vie dans tous les lieux évoqués plus haut :

  • Au restaurant, dans la boulangerie de quartier ou chez le traiteur
  • En supermarché, en drive ou en click-and-collect
  • Au marché, chez un maraîcher, un producteur local ou dans une épicerie vrac
  • Les salarié(e)s peuvent enfin utiliser leurs titres-restaurant, en réglant simplement avec leur carte bancaire, l’application Olenbee s’occupe d’identifier les dépenses alimentaires pour les proposer en remboursement aux salariés

Là où le modèle classique repose sur un réseau fermé de commerçants affiliés, Olenbee adapte le dispositif aux habitudes alimentaires réelles : les titres-restaurant accompagnent les salarié(e)s là où ils font effectivement leurs achats.

 

Un modèle plus ouvert, mais toujours dans le cadre URSSAF et de la réglementation titres-restaurant

Cette ouverture ne signifie pas que tout peut être modifié sans cadre. Olenbee reste aligné sur :

  • La réglementation titres-restaurant (utilisation, plafonds, dépenses éligibles)
  • Les règles URSSAF qui conditionnent l’exonération de cotisations sur la contribution de l’employeur

La différence se joue sur l’infrastructure de paiement : au lieu de demander à chaque commerçant d’entrer dans un réseau spécifique, Olenbee s’appuie sur la carte bancaire du salarié et un traitement intelligent des transactions pour redonner de la liberté dans le choix des lieux d’achat… tout en restant strict sur ce qui est éligible.

 

Conclusion

Le titre-restaurant est un droit largement partagé, mais son réseau d’acceptation fermé laisse encore beaucoup de lieux d’alimentation sur le bord de la route : maraîchers, producteurs locaux, petites épiceries, certains drives, circuits courts…

En replaçant la carte bancaire du salarié au centre du dispositif, Olenbee permet de reconnecter ce droit aux pratiques alimentaires réelles, sans déroger au cadre légal. Demain, utiliser ses titres-restaurant au marché, en drive, chez son boulanger ou en click-and-collect ne devrait plus être une exception, mais un réflexe simple et fluide.

 

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Andreia De Sousa Fernandes
Article rédigé par Andreia De Sousa Fernandes
Convaincue que performance et bien-être des salariés vont de pair, je partage ici réflexions et bonnes pratiques pour rendre les avantages salariés plus simples, plus justes et plus utiles.
Vos questions fréquentes

Non, vous devez uniquement télécharger l’application Olenbee pour y synchroniser votre compte bancaire. Pour le règlement des achats, vous utiliserez simplement votre carte bancaire personnelle. Pas de carte ou de chèques papiers supplémentaires à prévoir.

À partir du moment où vous réalisez des dépenses alimentaires dans des restaurants, commerces alimentaires, livraison de repas, etc. : il n’y a pas de réseau d’acceptation spécifique. Partout où vous pouvez régler en carte bancaire, vous pourrez profiter de vos titres-restaurant.

Les titres-restaurant ne peuvent être utilisés que pour des repas ou l'achat de produits alimentaires servant à la préparation d'un repas, dans la limite de 25 € par jour.